La campagne de blé 2018/2019 a commencé comme elle s'est terminé, avec de grosses chaleur et de la sécheresse. Malgré tout, la quantité récoltée est très satisfaisante, avec un record pour le blé tendre. Les aspects qualitatifs sont également bons, il faut toutefois noter des aspérités entre les régions. 

 

La récolte française de blé en 2019 : Quantité et qualité au rendez-vous

 

A l'automne, le manque de précipitations a entraîné un retard ainsi qu'une absence de faux-semis. Cependant, les précipitations et les températures douces de novembre ont permi une stabilisation de la situation au début de l'hiver. Les sols sont restés secs en janvier et février, avec seulement des précipitations minimes.

La fin du tallage et le début de la montaison se sont déroulées avec une alternance de pluie et de temps secs, et des températures fraîches avec des pics de chaleur.

Ainsi, les sols superficiels étaient donc peu favorables aux cultures, avec un stress hydrique et une carence en azote. Alors que les sols profonds étaient, quant à eux, favorables pour la densité de l'épi, une biomasse élevée. Les températures fraîches ont également favorisé une croissance soutenue.

Enfin, en juin la France a connu une canicule importante. Néanmoins, les conséquences de ces fortes températures n'ont pas été si importantes. Sur la partie sud du pays, le remplissage étant terminé, les fortes vagues de chaleur n'ont pas entraîné de perte de rendement. Sur la moitié nord, le remplissage étant encore en cours, les températures dépassant 35°C ont entraîné une perte de rendement, mais moins importante que prévue. D'une part parce que le potentiel initial de cette année était importé, d'autre part parce qu'il y a eu peu de maladies et que la chaleur a entraîné un ensoleillement plus important et donc un complément de photosynthèse (dans la mesure où l'eau était disponible).

 

Récolte

Les blés durs ainsi qu'une partie des blés tendres ont été récolté entre fin juin et fin juillet. L'absence de pluie a permis une faible teneur en humidité tout en conservant un poids spécifique convenable.

FranceAgriMer ainsi qu'Arvalis ont mené des analyses et des tests sur 561 échantillons de blé tendre et 134 de blé dur (avant l'entrée en silo, sans qu'aucune manipulation ne soit faite par les organismes stockeurs).

 

Blé tendre:

Une teneur en humidité faible, en raison de la sécheresse et des températures au moment de la récolte. Cela garantit une meilleure conservation et stockage et répond également aux critères des principaux acheteurs de blé.

Un poids spécifique particulièrement élevé, avec une moyenne nationale de 79,5kg/hl (meilleur PS des vingt dernières années). 83% de la récolte ont un poids spécifique de 78kg/hl ou plus.

Une teneur en protéines satisfaisante avec une moyenne sur l'ensemble du territoire de 11,5%. Les deux tiers de la récolte ont un taux de protéines comprit entre 11 et 12% et plus de la moitié de la récolte dépasse le taux de 11,5%.

Un temps de chute d'Hagberg relativement bons étant donné les conditions météorologiques lors du remplissage et de la maturation. 92% de la récolte dépasse les 300 secondes.

Une force boulangère de 186 en moyenne. Les deux tiers de la collecte se situe au-dessus de 170, ce qui répond aux besoins des meuniers français et étrangers.

La quantité de blé tendre récolté en France en 2019 atteint les 39,4Mt, soit une augmentation de 15,8% par rapport à l'année précédente.

 

Blé dur:

Tout comme le blé tendre, les taux d'humidité observés dans les échantillons de blé dur sont bas, en raison de la canicule de l'été 2019.

Un poids spécifique très élevé, le plus élevé de ces trois dernières années, avec une moyenne de 80,2kg/hl. Au total, 65% des blés durs ont un poids spécifique qui dépasse 80kg/hl.

Une teneur en protéines très satisfaisante. En effet la moyenne pour le blé dur de cette année s'élève à 13,9%. Près de trois quarts des blés durs récoltés dépassent une teneur en protéines de 13,5%.

Le temps de chute d'Hagberg est aussi très bons, avec les trois quarts de la récolte dépassant les 350 secondes, en raison de l'absence de précipitations durant les étapes de remplissage et de maturation.

Le total de blé dur récolté cette année atteint 1,5Mt, une baisse de 14,8% par rapport à la moyenne quinquennale 2014-2018. En effet, la surface a connu une baisse significative de 25% (toujours par rapport à la moyenne quinquennale).

You might also like

Dernières vidéos

Leave A Comment

Ne vous inquiétez pas! Votre adresse email ne sera pas publiée. Les champs requis sont indiqués (*).

RECEVOIR LA NEWSLETTER

LA PUBLICITÉ

LA PUBLICITÉ